Maladie de Lyme

CE N’EST PAS UNE LÉGENDE URBAINE, IL Y A DES CAS RECENSÉS DANS NOTRE MUNICIPALITÉ

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La maladie de Lyme peut être transmise par la piqûre d’une tique infectée.  En Montérégie, le nombre de personnes infectées augmente progressivement.  Des populations de tiques sont maintenant établies dans la région.  Ces tiques se trouvent principalement dans les forêts, les boisés et les hautes herbes.

Les adultes et les enfants faisant des activités de plein air dans les boisés (randonnée à pied ou à vélo, coupe et ramassage de bois, camping, chasse, cueillette ou jardinage à proximité d’une forêt) risquent davantage d’être exposés aux tiques.  Nos animaux de compagnie sont souvent de bons transmetteurs.  Soyez prudents avec les animaux qui sortent et entrent dans la maison.

Afin de profiter pleinement des bienfaits de l’activité physique à l’extérieur, de simples moyens de prévention vous protégeront des piqûres de tiques, dans les endroit où elles sont présentes.

  • Porter des pantalons longs, des souliers fermés et des bas, et appliquer un répulsif;
  • Prendre une douche dès le retour à la maison;
  • Inspecter sa peau à la recherche de tiques et les retirer le plus rapidement possible, compte tenu que le risque de transmission est très faible avant 24 heures et augmente avec le temps;
  • Consulter un médecin si vous présentez des symptômes (fièvre, maux de tête, fatigue, raideur à la nuque et rougeurs par bandes dans les 30 jours suivant une piqûre de tique.  Les antibiotiques sont efficaces pour traiter la maladie s’ils sont pris dans ce délai;
  • Éviter que les tiques s’installent près de votre domicile en tondant la pelouse régulièrement, en ramassant les feuilles et les débris, et en créant un écart entre les aires d’activités et de jeux et les zones boisées.

Pour plus d’information, consultez www.maladiedeLymeMonteregie.com

 

VOICI UNE ALTERNATIVE AU DEET

Les populaires chasse-moustiques à base de DEET ont désormais de la concurrence avec l’arrivée de nouveaux produits qui seraient tout aussi efficaces, mais sans avoir la réputation d’être possiblement toxiques.
Selon une étude commandée par le magazine Consumer Reports aux États-Unis, un produit contenant 20 % de picaridine (ou icaridine) offre désormais une meilleure protection contre les moustiques que des produits contenant du DEET.
Il en serait de même pour les produits contenant 30 % d’huile d’eucalyptus citronné, un produit naturel.
«On peut noter une tendance. Les trois produits peuvent être équivalents, mais il faudrait d’autres études pour déclarer un gagnant. Les résultats peuvent aussi différer selon le type de moustique ou le type de peau. Le meilleur moyen, c’est de les essayer», indique Georges-Émile Bourgault, pharmacien.

Le DEET est un produit chimique qui agit comme répulsif contre les moustiques. Très efficace, il a pourtant mauvaise réputation, même si les données actuelles ne permettent pas de démontrer qu’il est véritablement toxique pour la santé humaine.
«Il y a des inquiétudes parce qu’il y a des études qui ont été faites sur des tissus de mammifères et le DEET causait des problèmes neurotoxiques», explique le pharmacien Georges-Étienne Gagnon.

Intérêt grandissant
Au Québec, il n’existe que quelques produits contenant de la picaridine à 10 % ou 20 %. Les chasse-moustiques contenant de l’huile d’eucalyptus citronné se font encore plus rares et aucun n’atteint le 30 % répertorié dans l’étude. Ils restent donc plus difficiles à se procurer que ceux contenant du DEET.
Selon la Société canadienne de pédiatrie, la picaridine serait tout aussi efficace que le DEET, mais elle a été homologuée au Canada seulement en 2012, ce qui peut expliquer sa plus grande rareté.
Mais l’intérêt pour les produits à base de picaridine semble augmenter, aux dires de responsables de boutiques de plein air.
«On parle beaucoup de la maladie de Lyme; les gens posent plus de questions. Comme les produits contenant de la picaridine protègent aussi contre les tiques qui peuvent la transporter, ils deviennent des alternatives intéressantes», estime Guillaume Dussault, de la Boutique Chasse et pêche Laval.
À la boutique de plein air MEC de Longueuil, le nouveau chasse-moustiques PiActive contenant 20 % de picaridine, lancé en mai dernier au Canada, est déjà en rupture de stock.
«C’est celui qui sort du lot selon moi. Tous ceux qui l’ont essayé ont souligné son efficacité et, pour eux, c’est moins nocif que le DEET», dit Marc-André Boulanger-Perreault.
Pas une révolution
Mais il ne faut pas sauter trop vite aux conclusions et balayer du revers de la main le DEET, prévient M. Bourgault.
«Je ne dirais pas que la picaridine est la nouvelle révolution. Il n’y a rien qui nous dit qu’on doit tous aller vers ce produit parce qu’on n’en sait pas assez sur les effets à long terme. Tout ce qu’on peut dire, c’est qu’on a plus de choix, ce qui n’est pas une mauvaise chose», insiste le pharmacien.

Technologies douteuses pour éloigner les bestioles
Des applications pour éloigner les moustiques sont maintenant disponibles pour les téléphones cellulaires, mais les experts doutent de leur efficacité.
«Je pense qu’il y aura seulement un effet placebo. Ce qui m’attriste, c’est qu’il y a sûrement des applications payantes et les gens vont croire que c’est meilleur», soutient Pascal Forget, journaliste techno.
Ces applications émettraient des ultrasons, imperceptibles à l’oreille humaine, qui permettraient soi-disant d’éloigner les moustiques.
D’autres applications imiteraient le bruit d’une chauve-souris, un grand prédateur des moustiques.
Inutile
«Le haut-parleur du téléphone a tout de même des limites techniques et on ne connaît pas le type de moustique qu’on est censé effrayer», indique Alain McKenna, spécialiste des nouvelles technologies.
Le procédé a été testé à plusieurs reprises, notamment par une radio au Brésil, qui mentionnait à ses auditeurs que s’ils se tenaient près du moniteur de leur radio, ils réduiraient le nombre de moustiques présents autour d’eux. Une expérience qui s’est révélée infructueuse.
«On peut toujours essayer, mais il ne faudrait pas s’y fier comme si ça remplaçait le chasse-moustiques, notamment pour bien protéger nos enfants», conclut M. Forget.

 

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