Économie

Notre économie repose principalement sur l’activité agricole.  À cette activité, se greffe la culture maraîchère et horticole. Margré bien des changements, toutes ces activités sont encore florissantes.  Plusieurs commerces excercent leurs activités et contribuent à notre essor.

 

QUELQUES ENTREPRISES DE STE-CHRISTINE

 

LA MAISON AUX PIGNONS VERTS, située au 1517, 8e rang.

Vous pouvez y faire des achats à la ferme tous les vendredis de 13h à 17h et les samedis de 9h à 12h.

Les produits offerts sont des pousses, verdures, salades prêtes-à-manger et jus d’herbe de blé.  Vous pourrez aussi vous inscrire à des ateliers thématiques.

Allez visiter le site web lamaisonauxpignonsverts.ca

La proprio est Annie Grenier 819-248-1036

 

 

ÉRABLIÈRE DÉLICES DU PRINTEMPS
MUNICIPALITÉ: Sainte-Christine

Tél. : 819 248-1048

 

 

 

SERRE RENÉ ROBIDOUX, située au 1169, 8e rang.

Vous y trouverez des vignes en serre selon des techniques de fertilisation naturelle.

Les proprios sont René Robidoux et Brigitte Corbin 819-248-1051

 

 

 

 

CIHM Centre d’interprétation de l’horticulture en Montérégie

MANGER BIO, MANGER LOCAL : UNE PETITE COOP QUI VOIT GRAND !

Aérienne 2009
Nous sommes dans la municipalité de Sainte-Christine en Montérégie. Les bénévoles de la Coopérative de solidarité du CIHM (Centre d’interprétation de l’horticulture de la Montérégie) s’affairent : on prépare des paniers de légumes bios qui seront livrés à domicile aux membres utilisateurs. Des légumes bios ?
Pourquoi ? Comment ?
Panier CIHM-été 2015
Des légumes bios, c’est quoi ?
Dire qu’on vend des légumes bios, c’est à la mode, mais ça signifie quoi au juste ? Et, surtout, comment s’y fier ? Patrick Desautels, l’un des fondateurs de la Coop explique : « Nos cultures sont inspectées chaque année par Québec Vrai, un organisme de certification reconnu par le Conseil des appellations réservées et des termes valorisants (CARTV) du gouvernement du Québec. Il faut leur démontrer qu’on n’a pas appliqué de produits chimiques. Il faut avoir des factures prouvant qu’on a acheté des semences certifiées bios et des engrais approuvés conformes pour l’agriculture biologique. Au départ, il a fallu acheter du terreau approuvé aussi. Et on adapte certaines pratiques. Par exemple, si on a un problème avec un insecte dans la serre, on essaie de trouver un autre insecte pour le combattre, sinon on peut employer des savons approuvés pour la production biologique. Québec Vrai assure le suivi de tout ce qu’on utilise. Et s’il y a le moindre doute, ils vont enquêter, faire des visites surprises, donner des amendes aux producteurs qui ne résolvent pas leurs non-conformités ; ils peuvent même leur retirer la certification. On peut donc s’y fier. On doit miser aussi sur la qualité de notre travail : une plante vigoureuse et en santé sera moins attaquée qu’une autre. »
Manger bio, manger local : pourquoi ?
« J’suis pas médecin, dit Patrick. Mais ça me paraît logique de penser qu’il y aurait moins de cancers s’il y avait moins de produits chimiques dans ce qu’on mange. Et il y a l’environnement : vos pois mange-tout qui viennent de Chine, vous imaginez ce que ça veut dire au niveau du transport, de l’environnement ? Et du goût ??? Vous savez ce que nous disent nos membres ? Nos légumes sont si bons que les enfants les adorent. Les p’tits peuvent même distinguer le concombre libanais de la Coop de celui du supermarché ! »
Ils n’ont pas tort : les données sont en effet de plus en plus probantes. La télévision française a diffusé récemment un reportage sur un groupe d’agriculteurs qui se spécialisent dans les semences traditionnelles. Analysées dans un laboratoire indépendant, leurs tomates se sont avérées de 12 à 20 fois plus nutritives que celles du supermarché ! (http://www.semaille.com/fr/content/16-les-croqueurs-de-carottes)
Produire des légumes au Québec… même en hiver !
Ce qui distingue la Coop du CIHM, c’est qu’elle relève le défi de la production et de la livraison à domicile de légumes à l’année longue.  Comment ? « Simple, dit Patrick, on éclaire et on chauffe ! » Ce n’est pas si simple que ça en fait. Certains légumes exigent chaleur et lumière et ne se cultivent qu’en serre : les tomates, les poivrons, les concombres, les haricots. D’autres, comme les choux et les légumes racines, tolèrent mieux le froid et on les cultive dans des jardins tunnels recouverts de plastique transparent qui ressemblent à d’immenses abris tempos. Avec un chauffage d’appoint, on peut commencer à planter en mars et on peut récolter jusqu’en novembre ou décembre. Au CIHM, on entrepose les légumes et on peut les offrir aux membres toute l’année.
Ça coûte cher les légumes bios ? « Plus maintenant, dit Patrick. On est en train de comparer nos prix à ceux des légumes réguliers des supermarchés.  On aura des chiffres précis éventuellement. À première vue, nous sommes très compétitifs. Avec la baisse du dollar et les coûts de transport, nos légumes s’en tirent bien. »
Le soutien de la communauté
La Coop du CIHM s’inscrit dans ce mouvement qu’on appelle l’agriculture soutenue par la communauté (ASC). En gros, cela signifie que les membres, grâce à un abonnement à un panier de légumes, financent le producteur pour lui permettre de produire. En retour, ils bénéficient de bons légumes de qualité. La forme coopérative, qui implique l’engagement des membres et leur participation aux orientations et aux décisions, convient parfaitement à cette situation. D’ailleurs, la Coop du CIHM ne survivrait pas sans l’appui de ses généreux employés et membres bénévoles : chaque semaine, ils et elles sèment, plantent, désherbent, récoltent ou encore préparent les paniers et les livrent.
Colette St-Hilaire
Coopérative de solidarité du CIHM
Collaboration spéciale
Pour information : www.cihm.co ou 819-858-2110. La Coopérative de solidarité du CIHM dessert les municipalités situées dans les régions d’Acton Vale, Drummondville et Saint-Hyacinthe.